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La conservation de biodiversité et les droits des peuples autochtones

Du 18 au 29 Octobre 2010, il s'est tenu à Nagoya-Japon, la dixième Conférence des Parties (COP10) sur la Diversité biologique. Sénateur Vital BAMBANZE, membre de l'UNIPROBA et Président de l'IPACC (Indigenous Peoples of Africa Coordinating Committee) a pris part à cet important événement et a fait une communication sur les droits des peuples autochtones et la conservation de la biodiversité.

Dans cette communication il a indiqué que l a communauté internationale a reconnu que les communautés autochtones dépendent étroitement et traditionnellement des ressources biologiques , notamment dans le préambule de la Convention sur la diversité biologique. Il y a aussi une grande reconnaissance de la contribution que les savoirs traditionnels peuvent apporter aussi bien à la conservation qu'à l'utilisation durable de la diversité biologique, deux objectifs fondamentaux de la Convention.

L'article 8(j) stipule «  Chaque pays, dans le cas où c'est possible et approprié, devra: Dans le cadre de sa législation nationale, respecter, préserver et maintenir les connaissances, les innovations et les pratiques des communautés autochtones et locales caractérisant les modes de vie traditionnels d'intérêt pour la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique et promouvoir leur application à plus grande échelle avec l'approbation et la participation des détenteurs de ces connaissances, innovations et pratiques, et d'encourager le partage équitable des avantages découlant de l'utilisation de ces connaissances, innovations et pratiques » .

Il a déploré le système de la protection des forêts sans tenir comptes des modes de vie traditionnelle des Peuples autochtones et qui se fait sans Consentement libre et éclairé.

Pour que les Peuples autochtones expriment librement leur propre identité et exercent leurs Droits, ils devraient être libres de toutes formes de discrimination, ce qui implique nécessairement le respect de leurs Droits humains et de leurs libertés fondamentales entre autres: Participer librement et au même pied d'égalité au développement politique, économique, social et culturel de leurs pays ; maintenir leurs propres formes d'organisation ; maintenir leur style de vie, leurs cultures et leurs traditions ; maintenir leurs propres structures économiques dans les régions où ils vivent ; gérer leurs terres et ressources naturelles y compris la chasse et la pêche.

Il a ensuite souligné que les différentes organisations et institutions sont interpellées pour que les Peuples autochtones jouissent de leurs droits en ce qui concerne la conservation sans discrimination. Ces organisations doivent consulter préalablement les autochtones et sensibiliser les Etats et d' autres parties prenantes pour qu'ils entreprennent des actions concrètes visant à intégrer les autochtones dans tous les programmes. Les Agences onusiennes comme la Banque Mondiale, le PUND devraient s'assurer de la prise en compte des questions des autochtones avant de débourser des fonds à toute organisation ou Etat chargé d'exécuté tout projet sur la conservation.

 

 

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